À retenir
- Voix et visage se clonent depuis des contenus publics (vidéos, interviews).
- Des visioconférences truquées ont déjà déclenché des virements frauduleux.
- L'AI Act imposera l'étiquetage des deepfakes en 2026 — mais pas aux fraudeurs.
Le deepfake n'est plus un exploit de laboratoire. Les outils grand public reconstituent un visage et une voix à partir de contenus publics : interviews, vidéos LinkedIn, messages vocaux, photos d'équipe.
Ce que ça rend possible
Des cas de visioconférences entièrement truquées ont déjà conduit des employés à exécuter des virements frauduleux : la victime « voit » et « entend » un dirigeant qui n'a jamais participé à l'appel. Combiné à la fraude au président, c'est dévastateur.
Pourquoi vos équipes n'y voient que du feu
Parce qu'on ne leur a jamais appris à douter d'un visage ou d'une voix. Toute notre vie sociale repose sur l'idée que voir, c'est croire. Les fraudeurs le savent.
Le cadre se durcit
Le règlement européen sur l'IA (UE 2024/1689) impose, à partir du 2 août 2026, de signaler clairement les contenus deepfake (article 50). Utile — mais un fraudeur, lui, ne respectera jamais l'obligation d'étiquetage. La vigilance reste la première défense. En savoir plus sur l'AI Act →
Notre approche
On ne se contente pas d'en parler : en démonstration, on génère (avec votre accord) un deepfake de votre direction pour matérialiser la menace, puis on entraîne vos équipes à douter d'une voix et d'une vidéo, pas seulement d'un e-mail.
Voir la démonstration Révéler →
Questions fréquentes
Un deepfake est-il difficile à produire ?
Non : des outils grand public suffisent à recréer une voix et un visage crédibles à partir de quelques minutes de contenu public.
Comment se protéger d'un deepfake en visioconférence ?
Par un protocole : mot de passe verbal, rappel sur un canal connu, et double validation indépendante de ce que l'on voit ou entend.
L'AI Act protège-t-il contre les deepfakes frauduleux ?
Il impose l'étiquetage des contenus IA légitimes à partir d'août 2026, mais un fraudeur ne le respectera pas. La vigilance reste indispensable.